D’où vient @CTRBooster75 et que publie-t-il sur X ?
Julien CTR n’est pas arrivé avec un gros bagage médiatique. Son propre récapitulatif : premier post en août 2025, cinq millions de vues cumulées neuf mois plus tard. C’est ce chiffre qui attire l’attention sur son compte X, @CTRBooster75, entièrement dédié au SEO black hat et à la manipulation du taux de clic (CTR).
Le positionnement est affiché sans détour : pas de white hat, pas de « best practices » Google, mais des tests concrets sur la façon dont les signaux comportementaux influencent le ranking. Ses publications mélangent des observations de terrain, des captures d’écran avant/après et des questions ouvertes à sa communauté. L’audience répond, souvent pour confirmer ce qu’il avance.
Il anime également son site julienctr.fr, une newsletter Substack, une chaîne YouTube et plusieurs réseaux sociaux. Le tout forme un écosystème cohérent autour d’une idée centrale : Google pondère les signaux d’engagement, et ces signaux peuvent être fabriqués.
Sa thèse centrale : CTR et GMB, un seul écosystème

Dans un post publié le 1er janvier 2026, Julien CTR formule clairement sa grille de lecture :
« Envoi de trafic avec interactions vers le site = souvent meilleur ranking sur la fiche. Envoi de trafic avec interactions vers la fiche GMB = souvent meilleures positions SEO. »
Deux leviers, un seul écosystème – c’est la formule qu’il utilise. La logique : Google traite le comportement des utilisateurs comme un signal de pertinence. Si une fiche Google Business Profile reçoit des clics, des appels simulés, des demandes d’itinéraires et des visites de site de bonne durée, l’algorithme interprète cela comme de la popularité locale. Le ranking Map Pack en bénéficie.
Ce raisonnement est cohérent avec les débats qui animent la communauté SEO depuis des années sur la place réelle du CTR dans les facteurs de classement en SEO. Julien CTR ne prétend pas l’avoir inventé. Il en fait une pratique structurée et la documente publiquement.
Les techniques concrètes qu’il met en avant pour ranker en local
Le contenu de @CTRBooster75 pointe vers plusieurs mécaniques récurrentes pour améliorer le ranking GMB :
Clics simulés sur la fiche locale depuis des comptes ou des bots : un internaute (fictif) tape un mot-clé local comme « plombier Lyon », fait défiler le map pack, clique sur la fiche cible, reste 30 à 60 secondes, visite le site. Répété à grande échelle, ce schéma est censé signaler à Google une forte pertinence locale.
Géolocalisation du trafic : Julien CTR insiste sur l’importance de générer des clics depuis la bonne zone géographique. Des milliers de clics provenant de l’étranger sur une fiche de boulangerie bordelaise renvoient un signal incohérent. L’usage de proxies 4G résidentiels géolocalisés permet de contourner ce problème.
Diversification des signaux : requêtes sur différents mots-clés, alternance de clics directs sur la fiche et de visites du site associé, ajout de « recherches de marque » (nom exact de l’entreprise + ville). L’objectif est d’imiter un trafic naturel et varié pour ne pas déclencher de filtre.
Il est constant sur un point : une fiche GMB mal optimisée ne bénéficiera pas d’un boost CTR. Les fondamentaux restent le prérequis — catégories, photos, avis, cohérence NAP — avant d’injecter du trafic artificiel.
Ce que julienctr.fr révèle sur son positionnement
Le site ne cache pas ses intentions. La description de Julien CTR y est lapidaire : « Passionné de SEO black hat et de manipulation du CTR. Outils gratuits pour Google Suggest, profils Google et indexation. Le black hat donne de bons résultats, sans garantie, avec des risques. »
On y trouve des outils gratuits (générateur de suggestions Google, booster Google Suggest, générateur d’URL de profil Google, Index Checker), des classements d’agences SEO et d’influenceurs, un simulateur de viralité pour X, et un guide complet sur la manipulation du CTR. Le site fonctionne à la fois comme vitrine commerciale et comme base de contenus documentaires sur les pratiques black hat.
Julien CTR se positionne également comme consultant et freelance SEO black hat, avec des pages dédiées à ces prestations. L’absence de références tierces indépendantes ou d’études publiées dans des revues externes est caractéristique de ce type de prestataire : les preuves avancées sont ses propres captures et ses propres tests.
Ce profil reste rare dans l’écosystème SEO francophone : la grande majorité des créateurs de contenu SEO français restent dans les clous des recommandations Google. Julien CTR assume publiquement une posture opposée, ce qui explique l’intérêt croissant autour de son compte malgré – ou à cause de – l’absence de caution institutionnelle.







